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Le sermon sur la chute de Rome, Jérôme Ferrari

 

 

Titre : Le sermon sur la chute de Rome

Auteur : Jérôme Ferrari

Editeur : Actes Sud

Date de sortie : 22 août 2012

Prix : 19€

Gencod : 9782330012595

 

Retrouvez ce livre sur:
Libfly
Furet du Nord 

Empire dérisoire que se sont constitué ceux qui l’ont toujours habité comme ceux qui sont revenus y vivre, un petit village corse se voit ébranlé par les prémices de sa chute à travers quelques personnages qui, au prix de l’aveuglement ou de la corruption de leur âme, ont, dans l’oubli de leur finitude, tout sacrifié à la tyrannique tentation du réel sous toutes ses formes, et qui, assujettis auxappétits de leurs corps ou à leurs rêves indigents de bonheur ou d’héroïsme, souffrent – ou meurent – de vouloir croire qu’il n’est qu’un seul monde possible.

 JoëlC17

J’avais en mémoire la force du roman de Jérôme FERRARI,  » Ou j’ai laissé mon âme « , lorsque Libfly et le Furet du Nord, m’ont adressé, en avant-première, dans le cadre de l’opération  » On vous lit tout  » le prochain roman de cet auteur, ma curiosité de lecteur était à son comble. Avec » Le Sermon sur la chute de Rome « , Jérôme FERRARI, poursuit une quête mystique, et philosophique. Il offre aux lecteurs, une allégorie contemporaine sur l’aspect éphémère de la vie et des mondes que nous voudrions croire éternels. Grâce à une écriture, très dense, joliment ponctuée, rythmée de phrases longues de presque une page,entrecoupées d’autres, courtes, concises, d’à peine une ligne, il nous plonge dans la vie, les sentiments, les interrogations de trois personnages principaux, qui vivent dans les mondes dont ils ont hérités, qu’ils ont façonnés à leur convenance, dans l’espoir de s’y épanouir, et qu’ils voient disparaître, comme Saint Augustin a vu, en 410, la chute de Rome, pillée par les Wisigoths d’Alaric et a prononcé  » le Sermon « . Nous suivons, Marcel, le grand père, qui regarde, lorsque le livre débute, une photo sur laquelle, tous ceux qu’il a aimés ont disparus. Tout au long de sa vie, il court après l’histoire de son siècle, lorsque qu’il devient gouverneur en Afrique française, il croît l’avoir rattrapée, mais c’est alors que son monde s’écroule. Puis il y a Matthieu, le petit fils, avec un ami d’enfance, ils reprennent le bar de leur village natal, avec la vocation de faire revivre une région isolée de Corse, malgré leur passion, pour ce pays et pour la vie, l’expérience commence bien, puis tourne au désastre. Aurélie, la petite fille, archéologue sur les vestiges de la Cathédrale, dans laquelle Saint Augustin prononça  » le Sermon sur la chute de Rome  » lutte en vain, pour construire son existence avec l’homme de sa vie. Sans avoir recours aux stéréotypes, la beauté, la piété de l’île sont décrites en profondeur, sans description onirique, mais en s’attardant sur des détails, (une chapelle, l’arrivée de l’hiver,…). On perçoit l’amour des personnages, et de l’auteur, pour cette terre. Il n’y a pas d’envolée lyrique sur la douleur, les peines, où les joies des personnages, mais les sentiments sont décortiqués en détail, au point que le lecteur se les approprie. Ils ne sont pas des héros, ni des monstres, ni des anges, mais ils sont tellement vivants, que l’on voudrait faire partie de leurs mondes, qui ne seront pas éternels, comme nous le démontre brillamment Jérôme FERRARI, dans les dernières pages de ce beau roman. Ma curiosité du départ s’est transformée en un plaisir de lecture que je souhaite faire partager, et pour lequel je remercie encore Libfly et le Furet du Nord.

 Patricia.D (Médiathèque de Levallois)

Ecrire un roman après le succès de « Où j’ai laissé mon âme » paru en 2010,  fut sans nul doute pour ce jeune auteur originaire de Corse, une forme de défi.
Avec « le sermon de la chute de Rome », Jérôme Ferrari reste fidèle à son  thème de prédilection : la Nature humaine, l’oubli qui nourrit les mémoires au détriment d’une nostalgie mal acceptée, le temps qui passe….  Le parallèle  est osé : comparer le déclin d’un petit village corse à celui du grand empire que fut celui de Rome jusqu’en 410 ap. J-C à travers cette question intemporelle : Qu’est-ce qu’un monde ? Qu’il soit aussi grand que Rome ou si « anonyme » qu’un petit village ….
Mais la prouesse s’arrête là ; même si l’écriture poétique et ample rend le roman plaisant dans sa forme, l’empreinte des personnages qui s’égarent chacun à leur manière dans l’orgueil et l’égoïsme, ne traduit pas l’intensité révélée dans les œuvres précédentes.
On ne résume pas «  le sermon de la chute de Rome », on l’attendait avec intérêt, on le dévore sans y retrouver la force qui caractérise l’œuvre de Ferrari.

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