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Nous étions faits pour être heureux, Véronique Olmi

 

Titre : Nous étions faits pour être heureux

Auteur : Véronique Olmi

Editeur : Albin Michel

Date de sortie : 22 août 2012

Prix : 18€

Gencod : 9782226242976

 

Retrouvez ce livre sur:
Libfly
Furet du Nord 

« C’est étrange comme il suffit d’un rien pour qu’une vie se désaccorde, que notre existence, tellement unique, si précieuse, perde son harmonie et sa valeur. » Quand Suzanne vient dans la maison de Serge à Montmartre, il ne la remarque pas. Elle accorde le piano de son fils. Elle est mariée, lui aussi, et à 60 ans il a ce dont rêvent les hommes : Un métier rentable, une jeune femme parfaite, deux beaux enfants. Pourquoi soudain recherche-t-il Suzanne qui n’est ni jeune, ni belle, et apparemment ordinaire ? Pourquoi va-t-il lui confier un secret d’enfance dont il n’a jamais parlé et qui a changé le cours de sa vie ? Pour évoquer la passion naissante, les vérités enfouies et coupables, l’absence, le désir et les peurs, Véronique Olmi décline avec subtilité, en musique douce, juste et fatale, ces moments clefs où les vies basculent et cherchent désespérément la note juste.

 Anne7500

Je n’avais jamais lu Véronique Olmi et j’ai donc été assez contente en ouvrant l’enveloppe de Libfly de découvrir ce roman en avant-première, d’autant plus quand j’ai compris qu’il était notamment question d’une femme accordeuse de piano.
Très vite, j’ai été embarquée dans l’écriture fluide et sensible, à fleur de peau de Véronique Olmi, et dans l’intimité de Serge, homme apparemment comblé par la vie, dont l’univers respire « le luxe, le calme et la volupté ». Mais c’est sans compter sur les migraines violentes qui le saisissent n’importe où, à n’importe quel moment, ni sur les regards inquiets que lui lance Théo, sur la relation pour le moins maladroite entre le père et son fils aîné. Les échos de blessures très anciennes traversent les heures de Serge, une mousseline jaune, le couvercle d’un piano qui se referme brutalement…
Pendant que Lucie, la jeune femme de Serge, poursuit une existence lumineuse et préservée, Suzanne initie son apprenti aux mystères de l’accord des pianos et son mari aux mystères du foot. On sent qu’elle s’ennuie, Suzanne, qu’elle se contient dans les plis étroits d’une existence un peu étriquée, qu’elle ne semble pas avoir choisie de plein gré. Et pourtant, elle respire la liberté, une liberté qui va un soir frapper Serge. Leur liaison semble d’abord purement charnelle, deux corps qui s’attirent et se trouvent, s’accordent et se parlent. Mais le désir parfait n’est rien sans l’accord des esprits, sans la note juste des mots échangés. Alors Serge parvient enfin à dire la blessure d’enfance qui a infecté toute sa vie, qui le rend incapable d’écouter son fils jouer du piano et le mure dans un silence inaccessible.
Cette histoire aurait pu être banale, celle de deux adultères croisés, d’un homme jaloux et d’un enfant blessé à jamais. Mais elle est baignée par La grande sonate de Liszt, une musique qui met à nu. L’auteure nous fait approcher au plus près des fêlures intimes de Serge et de Suzanne, sans jamais percer tout à fait leur mystère. Une proximité qui frôle parfois l’étouffement tant les personnages se débattent dans leurs contradictions, leurs désirs, leurs secrets.
D’un automne à l’autre, au long d’une année, nous accompagnons Serge, Lucie, Suzanne et les autres sur la Butte Montmartre, au Parc Monceau : la nature et les arbres endormis par l’hiver nous permettent de nous évader un instant des intérieurs et des cœurs étouffés mais ils cachent le feu sous la glace qui a saisi des enfances depuis longtemps enfuies.
Un roman intimiste et noir, qui nous parle d’enfance et de paternité, d’amour fou et de trahison, de musique et de silences.
A écouter en lisant : La Grande Sonate pour piano, de Franz Liszt
Un très grand merci à Libfly, au Furet du Nord et aux éditions Albin Michel pour ‘avoir permis de lire ce livre en avant-première de la rentrée littéraire !

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Jostein

Serge, sexagénaire, directeur d’agence immobilière est marié avec Lucie, une très belle et douce jeune femme de trente ans sa cadette. Ils ont deux jeunes enfants, un garçon et une fille et vivent bourgeoisement à Montmartre. Ils mènent une vie de luxe, calme et beauté. Est-ce pour cela que Serge semble s’ennuyer?
Suzanne, la quarantaine, accordeur de pianos, vit plus simplement auprès d’Antoine. Sans enfants, leur couple n’est plus qu’une douce habitude. Suzanne et Serge vont se croiser sans se voir et pourtant leur rencontre devient inéluctable parce qu’il souffre et parce qu’elle sait écouter. Car derrière l’égoïsme et le désenchantement de Serge, il y a des blessures d’enfant jamais avouées. Le style de l’auteur est remarquable, rythmé et derrière chaque phrase, il y a plus que des mots. Il y a des souvenirs, des sensations, des projets, des secrets. La construction est elle aussi judicieuse. Si les états d’âme de Serge peuvent nous lasser, l’auteur parvient à glisser des éléments qui nous laissent comprendre que le récit va être davantage qu’une simple relation adultère. Chaque narrateur s’exprime au fil des chapitres, puis certains chapitres sont à la troisième personne. Un des derniers chapitres alterne les paragraphes sur Serge et Suzanne comme si tout s’accélérait amenant ainsi le dénouement dans une danse macabre. Tous les  personnages sont complexes parce qu’ils nous agacent, nous étonnent et nous émeuvent. Une complexité qui permet aussi à l’auteur de nous laisser une fin ouverte.
L’auteur sait aussi nous faire profiter du cadre de vie de ses personnages et il y a de très vivantes descriptions du quartier de Montmartre.
Si j’ai aimé les précédents romans de Véronique Olmi, je pense que celui- ci est beaucoup plus accompli et permet de mettre en lumière toute la sensibilité de l’auteur.
J’ai lu ce roman, dont on parlera sans aucun doute lors de la rentrée littéraire, dans le cadre de l’opération On vous lit tout, organisée par Libfly et le Furet du Nord.

Cassiopea

«La liberté et son pendant, la solitude, maintenant je les connaissais bien. La solitude est à vous, elle vous tient, et on ne sait jamais si c’est une délivrance ou une malédiction.»
Serge, Suzanne, un homme, une femme, une rencontre, chabada bada  chabada bada….
C’est ce qu’on pourrait imaginer lorsque les deux personnages de ce roman se croisent…
Chacun est marié mais parfois la vie nous pousse, nous tire, nous entraîne, nous emporte loin de ce quotidien qui tout à coup nous semble lisse, trop lisse…
Une relation parfois ambiguë se nous entre eux. Il y a le silence complice partagé qui devient les silences, les non-dits ….
«Comment deviner ce qui se cache dans les silences quand on est tellement habitué à les laisser passer avec leurs cohortes d’anges et de questions dangereuses ?»
Que cherche Serge dans ce rapport avec une femme qu’il trouve, au demeurant, pas forcément à son goût ? Qu’est-ce qui le pousse à vouloir toujours plus avec elle ?
Et Suzanne? Est-elle aimée pour elle-même ? Est-elle aimée d’ailleurs?
C’est d’une écriture poétique, tout en ressentis, que Véronique Olmi nous offre un peu de la vie de ces deux amants. Au départ, cela ressemble à une histoire comme on en connaît, un couple qui se construit au détriment de ceux existants. Mais il y a la part d’ombre de Serge, ce mal-être soigneusement enfoui, jalousement gardé, qui tout à coup, va remonter à la surface. D’abord vaguelette, puis vague, avant de devenir un véritable tsunami. La tempête et la houle s’installent en lui, l’étouffent et il faut qu’il s’exprime, qu’il se libère… Mais à quel prix ?
Un roman qui monte en puissance au fil des pages et un véritable coup de cœur!


 

 

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